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témoignage de vie après un accident vasculaire cérébral

avc + 6 ans, ma meilleure ennemie

Publié le 22 Mai 2017 par Michel Ninin

Apres avoir subit un avc, les premiers ennemis sont naturellement les séquelles plus ou moins nombreuses.

Mais, très vite, suivant la personnalité de la victime et des personnes faisant partie de l'entourage, l'ennemi peut changer.

L'établissement de rééducation, par exemple, peut être dirigé par une personne adepte du "risque 0 accident, ce qui n'est pas possible, évidemment, d'autres peuvent limiter les activités à peau de chagrin, pour évité les risques au maximum.

L'entourage direct, trop protecteur, peut aussi devenir un frein à une évolution de la victime, interdire toute prise de risques, par peur de l'accident, sur conseil de lune ou l'autre personne, ou suite à une chute.

Rares sont, dans mon parcours, les personnes qui ne sont pas tombée, il faut du temps pour s'habituer aux problèmes d'équilibre.

Même dans un centre hyper  -prudent, des victimes se sont retrouvées à terre, comme dit l'adage : on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs, seul les exercices quotidiens, seule une prise de risques minimale garanti le retour de l'équilibre.

Dans mon parcours, j'ai vu beaucoup de choses :un centre qui préférait obliger ses patient à garder le lit, pour la tranquillité du personnel.

Pour moi et mon tempérament, ce fut dramatique, pour d'autres, moins volontaires, c'était un petit paradis.

Heureusement, j'ai pu fréquenter un autre centre, plus tolérant, où j'ai pu progresser, faire des activités, là, j'ai pu voir que mon avenir n'était pas seulement fait d'un lit, une maison de retraite, une assistance pour le moindre geste de ma vie restante.

Une renaissance pour moi et mon entourage, de mon coté, ma vie pouvait continuer, du coté de l'entourage, il pouvait voir leur avenir autrement.

Rien que pour ça, la prise de quelques risques vaut la  peine d'essayer, là où il y a trop de prudence, il n'y a pas de place pour le courage.

6 ans plus tard, je crois fermement que la prudence a été ma meilleure ennemie.

 

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